En Inde, au Brésil ou encore en Afrique du Sud, les bidonvilles, favelas et autres townships se dressent à l’ombre des villes modernes qui profitent du développement. À l’opposé, selon ONU Habitat 🌍, ces espaces sont définis par des infrastructures précaires, un accès limité à l’eau potable, des services sanitaires insuffisants et des droits de propriété incertains. Cependant, ces lieux ne se résument pas à la pauvreté : ils incarnent une essence sociale et culturelle vibrante, avec des communautés liées par des identités, langues et aspirations partagées.
Depuis 40 ans, les bidonvilles s’ouvrent progressivement à l’extérieur : journalistes, politiciens, humanitaires et même… touristes ✈️. Dans l’Afrique du Sud post-apartheid, les bidonvilles sont passés de zones interdites à des destinations incontournables, avec 25 % des touristes internationaux visitant un bidonville à Cape Town, 300,000 visiteurs par an!
Cependant, entre militantisme et voyeurisme, ce tourisme suscite de nombreux débats et controverses. Pour certains, il brise l’isolement des habitants et apporte une visibilité indispensable. Pour d’autres, il met en péril leur dignité, exposée au regard des visiteurs et de leurs appareils photo 📸 …
Avec Anne-Lise Pasquier-Fay et Diop Balla, PhD, nous sommes allés étudier 🔍 le seul maillon de la chaîne du tourisme qui peut répondre à cette controverse : le dernier kilomètre, celui des entrepreneurs qui gèrent les visites dans les bidonvilles et qui contribuent au développement des communautés visitées.
Voyez notre dernier article scientifique 📝
Halilem, N., Diop, B. & Pasquier-Fay, A. L. (2024). For and by the People? Internal Versus External Slum Tourism Entrepreneurs’ Impacts. Tourism Analysis, 29(4), 481-500. Lien sur le site de la revue 👉 DOI: https://doi.org/10.3727/108354224X17180286995762
Lien sur Research Gate : 👉 Version accessible librement
Et vous, iriez-vous visiter un bidonville pendant vos ✈️voyages ? 🤔 Partagez vos réflexions !

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